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Les arrêts maladie, qui entraînent des absences au travail, concernent de 22 % à 23,6 % des salariés du Pays Catalan, selon une carte nationale éditée le 14 août par le magazine Les Echos. D’après cette publication, la région Alsace affiche un record de 28,1 à 28,9 %, tandis que Paris intra-muros ou les Hautes-Alpes, secteurs les plus modérés, oscillent entre 13,1 et 19,1 %. Pour expliquer ces fortes disparités, la proportion pouvant varier du simple au double, l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), mobilisé sur la question, évoque différents paramètres : les contrôles administratifs seraient plus efficaces et fréquents dans certains départements, raison qui induirait un relâchement de ces mêmes démarches dans les Pyrénées-Orientales. En outre, la forte densité médicale de certains territoires favoriserait les arrêts maladie, sur le principe de l’offre et de la demande. Les départements à fort taux de salariés entrés jeunes sur le marché du travail seraient davantage concernés, 28 % d’entre eux étant sujets à des arrêts. Mais l’Irdes signale aussi des situations de « concurrence entre médecins » aptes à « augmenter les prescriptions ».

En Roussillon et tout autour, le mystère reste entier

Selon une étude livrée en 2007 par la Caisse Primaire d’Assurance-maladie, « Plus le département comprend d’entreprises de l’industrie ou une proportion importante d’ouvriers, plus il y a d’indemnités journalières ». En revanche, les territoires où abondent l’économie des services et les professions intellectuelles de haut niveau sont économes en arrêts. Ces indications semblent correspondre peu au Pays Catalan, dont la structure économique, pauvre en industrie, verse largement sur le secteur tertiaire.