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La visite du pape Benoît XVI, prévue ce dimanche à Barcelone, entraîne un mouvement de protestations, timide ces dernières semaines, mais nettement renforcé ces derniers jours. Ce jeudi soir, un rassemblement organisé à l’appel de la plateforme citoyenne et laïque «Jo no t’espero» (« je ne t’attends pas », en référence au souverain pontife), a réuni 10.000 personnes sur la très symbolique place Sant Jaume de la capitale catalane, où se trouve le siège du gouvernement catalan et l’Hôtel de Ville. Les participants ont souhaité exprimé leur rmécontentement face au soutien institutionnel offert au pape par la Mairie de Barcelone et le gouvernement de Catalogne, la Generalitat de Catalunya, pour un coût de 1,8 millions d’euros, assumé par les contribuables. Le budget se cette visite est d’ailleurs complété par l’archevêché de Barcelone, qui fournit un apport de 700.000 euros. En termes de retombées économiques, cette date, importante pour les catholiques, représentera 29,8 millions d’euros, selon une estimation effectuée par la Députation de Barcelone, qui a englobé les séjours touristiques en prévision, qui comportent des milliers de réservations hôtelières. Au-delà du coût, la vague des critiques vise aussi les messages religieux prononcés par Benoît XVI, contraires à l’homosexualité et à l’avortement. Sa présence, qui impose la mobilisation de 4000 agents de la police catalane, les Mossos d’Esaquadra, jouira d’une diffusion planétaire, comme en atteste l’accéditation de 2793 journalistes, venus du monde entier.

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