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Le 70e anniversaire de la libération de Perpignan sera commémoré mardi 19 août, selon un programme communiqué ce 14 août. Accompagné du conseil municipal, le maire et président de l’agglomération Perpignan Méditerranée, Jean-Marc Pujol, sera présent à 17h30 à la stèle des cheminots morts pour la France, à la gare. Un dépôt de gerbes et une sonnerie aux morts illustreront cette première cérémonie, suivie d’un passage identique au monument Torcatis et d’un rassemblement face au palais des congrès. Ce rappel historique se conclura à 18h45 au monument à la Résistance et à la Déportation, où sont prévus un dépôt de gerbes, une sonnerie aux morts et un moment de participation autour du Chant des Partisans.

Les 150 maquisards marchent sur Perpignan, le 19 août 1944

Si le début de la Seconde Guerre mondiale a été moins évident à Perpignan qu’ailleurs en France, le 12 novembre 1942 a modifié la donne, lorsque les troupes allemandes ont occupé la zone libre. Investissant d’abord l’aéroport de Perpignan, puis le littoral, garni depuis de blaukhaus et de bunkers, l’occupant nazi a posté 10.000 hommes en Pays Catalan, en 1944. Face à l’avancée des troupes alliées venues du débarquement de Provence, développé entre Toulon et Cannes à partir du 15 août, l’armée germanique dynamite, le 19 août, l’essentiel du dispositif, notamment son arsenal abrité par le couvent des Carmes de Perpignan et les quais de Port-Vendres, afin d’entraver un débarquement. La veille, à 18h, les 150 maquisards de Sournia marchent sur Perpignan et combattent une partie de la nuit. Les troupes allemandes ont quitté la ville quelques heures auparavant, en prenant la direction de Rivesaltes, mais un groupe résiduel mené par le major Parthay reste en action. Le militaire est fait prisonnier, signal qui marque la fin de l’occupation allemande dans les Pyrénées-Orientales.

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