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La « Commission de l’Égalité » de la Chambre des Députés espagnols a approuvé hier après-midi à Madrid une proposition de dépénalisation de l’avortement qui devrait être retranscrite sous forme de nouvelle loi avant la fin de l’année. Ce changement fondamental dans l’histoire de l’État espagnol, proposé par les groupes de gauche, a pour principe d’éliminer l’insécurité juridique sur le sujet, en érigeant la Santé publique comme garantie au droit à l’IVG. Si les partis présents n’ont pas encore débattu du délai légal de l’interruption de grossesse, tout semble indiquer que la période maximale adoptée dans les mois qui viennent soit de 14 semaines. Le texte proposé, préparé par les socialistes du PSOE, soutenu par les suffrages du Bloc Nationaliste Galicien, d’Esquerra Republicana de Catalunya, des postcomunistes espagnols d’Izquierda Unida et des postcomunistes écologistes d’Iniciativa per Catalunya-Els Verds, a reçu le refus du Partido Popular, le vote libre des députés de la coalition catalane Convergència i Unió et l’abstention del Partit Nacionalista Basc. La précédente loi sur l’avortement en Espagne, adoptée en 1985, n’autorisait l’interruption qu’en cas de danger pour la santé de la mère, de viol ou de malformation du foetus.

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