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Lancée en 1998, l’idée d’un « mémorial » en plaine du Roussillon, sur le Camp de Rivesaltes, est menacée, faute de travaux annoncés, dès janvier 2009, pour la charnière 2009-2010, par le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, porteur du projet. Le permis de construire a été déposé le 22 janvier 2009, pour une ambitieuse réalisation de 21,7 millions d’euros, en souterrain. Silencieusement, l’absence de réponse de l’Etat aux sollicitations catalanes, connotées PS par l’assemblée territoriale, tenant lieu de refus, ce « musée-mémorial » est à l’arrêt. Son financement, prévu à 30 % par le Conseil Général, 40 % par la Région et 20% par l’Etat, est rendu incertain par la crise, mais au-delà, la gêne créée par le Camp Joffre est importante. Au contraire du Mémorial de Caen, inauguré en 1998 en hommage aux civils victimes de la seconde guerre mondiale, dans une Histoire largement connue, le Camp catalan rappelle des pages absentes de l’Histoire communiquée au plus grand nombre. En effet, le site a abrité, de 1938 à 1970, c’est-à-dire récemment, tous les indésirables du XXe siècle : Gitans, Juifs, Espagnols, Harkis, prisonniers allemands et collaborateurs français. Une simple convention d’intention a cependant été signée, en juin 2000, entre l’Etat et le Conseil Général.

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