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Suite à une enquête publique portant sur le Plan Local d’Urbanisme de Cerbère, close le 26 mars, la fédération FRENE 66 (Fédération pour les Espaces Naturels et l’Environnement des Pyrénées-Orientales) livre des observations très critiques envers la gestion municipale. “Dès l’élaboration du premier document d’occupation des sols la commune de Cerbère n’a pas voulu mettre en oeuvre les éléments de protection du littoral prévus par la loi de 1986”, indique la structure de défense de la nature, en précisant que la stratégie de la mairie a été de “passer en force” en autorisant notamment le lotissement dit “le village des Aloès, dans l’anse classée de Terrimbo”. La FRENE 66 reproche à ce programme immobilier d’être coupé du village, c’est à dire de lui être inutile, de constituer une “violence tant esthétique qu’écologique” ainsi qu’une “réalisation architecturale et sociale mortifère”.

“Un grand intérêt à la poursuite de l’urbanisation”

Perspicace et dotée de mémoire, la fédération dénonce plusieurs “permis de construire tacites dans le site de Peyrefite” de Cerbère, dans le cadre d’une Zone d’Aménagement Concertée annulée par le conseil d’état. Plus globalement, le SCOT Littoral Sud (Schéma de Cohérence Territorial), élaboré “par les élus locaux portant un grand intérêt à la poursuite de l’urbanisation”, est également visé. “La commune devrait annexer au PLU l’ensemble des décisions de justice qui l’ont condamnée dans ses débordements urbains”, insiste la FRENE 66, mécontente de la “dégradation” du secteur de Peyrefite, avec la validation d’une commune qui “ne peut pas dégager sa responsabilité”.

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