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La consommation de drogue, dont la mesure exacte est un défi statistique, comporte une donnée décisive pour Perpignan. Dans sa dernière édition, communiquée en France le 17 septembre, le magazine scientifique international Science of the Total Environment révèle une importante présence du cannabis dans la capitale du Roussillon. Cette affirmation est fondée sur une étude des eaux usées réalisée en 2012 par le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), en partenariat avec la société Veolia Eau. Le résultat, qui concerne plusieurs dizaines de villes françaises, place Lille à la première place pour la consommation de cocaïne et du cannabis, tandis que Montpellier mène le jeu pour l’ecstasy. Perpignan et Avignon se distinguent avec la résine de cannabis, identifiée scientifiquement sous la dénomination « 11-nor-delta-9-hydroxytetrahydrocannabinol ».

Perpignan fume plus qu’Amsterdam

Les auteurs de l’étude ont mesuré la concentration des métabolites de 17 drogues dans les eaux des égouts, mais seul le « shit » y apparaît pour Perpignan, située dans le couloir de trafic international d’origine marocaine, régulièrement rappelé par des quantités saisies de plus en plus importantes. Les traces de cannabis dans les eaux usées de Perpignan sont stables au fil des jours de la semaine, selon une moyenne journalière de 241 milligrammes pour 1000 habitants, mais connaissent une hausse le week-end, évaluée à 541 milligrammes. A titre comparatif, la ville d’Amsterdam, où le cannabis est en vente libre, affiche 200 milligrammes par jour. Selon une autre méthode, encore inédite à Perpignan, l’étude des particules de l’air a dévoilé en 2009 une présence significative de cocaïne à Barcelone.

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