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La réforme des rythmes scolaires envisagée par le ministère de l’Education nationale, sous l’impulsion du ministre Vincent Peillon, ne séduit pas le Pays Catalan. Politiquement, l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) et le député UMP Daniel Mach manifestaient leur refus dès le mois de janvier en invoquant notamment un surcoût prévisible pour les communes. En février, le député UMP Fernard Siré adoptait une position de gauche républicaine en affirmant que le projet en cours attenterait à « l’égalité républicaine à l’école ». Dans un contexte de prises de position opposées, de moyens financiers à mobiliser et d’un calendrier d’application serré, seulement huit établissements que les 137 que compte le territoire s’engageront dès la rentrée de septembre 2013. Les écoliers du Regroupement Pédagogique Intercommunal du Capcir et du Haut-Conflent, soit un total de 16 communes, ainsi que ceux de Corneilla-del-Vercol, en plaine du Roussillon, seront les seuls à modifier leur rythme de vie, en se rendant à leurs études le mercredi matin.

En Europe, moins de vacances et moins de stress

La semaine de quatre jours et demi, qui doit permettre de « mieux apprendre » et de disposer d’heures « mieux réparties » pour être « plus attentif, plus vigilant », selon le ministre, correspondrait à un alignement sur les pratiques européennes en vigueur. L’Espagne, le Royaume-Uni, l’Allemagne ou encore l’Italie et la Belgique fonctionnent sur un mode moins intensif et plus étalé, généralement sur cinq jours. Le temps de vacances, dans lequel la France bat des records estivaux aux côtés de la République Tchèque et la Slovénie, y est plus bref, avec pour résultat un moindre stress pendant l’année et une disponibilité accrue aux apprentissages.

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