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Le variant britannique du coronavirus , détecté pour la première fois en décembre, est en mesure de relancer la crainte générale envers le Covid-19. Cette nouvelle version du virus, le VoC 202012/01, détient plusieurs mutations capables d’accentuer sa contagiosité. La London School of Hygiene & Tropical Medicine lui attribue une dynamique de transmission supérieure de 50 % à 74 % aux autres formes de coronavirus. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), basé à Stockholm, prévoit un impact « plus élevé sur le nombre des hospitalisations et le nombre des morts » si ce virus se propage sur l’ensemble du continent européen.

Depuis l’origine, le SARS-CoV-2 a généré de nombreuses mutations, sans conséquences notables. Le VoC 202012/01 est différent, car ses transformations sont suspectées d’augmenter sa capacité à infecter les cellules humaines. Cette variété dite « britannique » commence à circuler en France, au Portugal, en Allemagne, en Suède, au Danemark, en Suisse, au Chili et aux Etats-Unis. La France ne dispose pas de dispositif de surveillance systématique des évolutions génétiques du virus, qui permettrait de le tracer géographiquement. De la sorte, les scientifiques de la London School jugent « peu probable » qu’un nouveau confinement puisse barrer la route à l’épidémie, la seule solution efficace semblant être une intensification de la vaccination.

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