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Une lutte politique oppose Barcelone à la réforme, voulue par l’Etat espagnol, des « gouvernements locaux », correspondant aux mairies, et des bassins de vie, organisés en « consells comarcals » en Catalogne. Dans un enjeu de maîtrise territoriale opposée au nivellement, le gouvernement catalan a énoncé ses principes, ce mardi 30 juillet. Son porte-parole, Francesc Homs, a défendu la compétence exclusive en organisation locale de la Generalitat de Catalogne, selon le Statut d’autonomie catalan. Défavorable aux « modèles extérieurs », en allusion à une Espagne uniforme, M. Homs est intervenu suite à l’approbation, à Barcelone, d’un projet de loi des gouvernement locaux. Ce texte, qui verrouille la carte administrative de la Catalogne, prévoit le financement durable des étages institutionnels catalans et évite les doublons administratifs. Les 947 communes sud-catalanes perdureront, mais les fusions exprimées localement seront encouragées, selon le porte-parole, qui a rappelé que « la loi catalane prévaut sur la loi espagnole » en matière territoriale interne.

Suppression des indemnités des « conseillers comarcals »

Selon le projet de loi, les services rendus à la population seront mis en commun autant que possible, à l’image des intercommunalités françaises, et le gouvernement catalan ne pourra pas déléguer ses propres compétences aux communes sans les accompagner des financements nécessaires. Les consells comarcals auront la charge du partage des services, mais les 1034 conseillers « comarcals » perdront leur statut d’élus et leurs indemnités.

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