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La mobilisation se renforce à l’Université de Perpignan, à présent bloquée et inopérante suite au retrait de l’intégralité des chaises et des tables de cours par les opposants aux réformes d’Etat visant à son autonomie. Poursuivant la stratégie d’une Université « ouverte » face au risque d’usure des revendications, dans une indifférence relative de la société environnante, les enseignants et étudiants grévistes remettent en place ce mercredi des cours publics sous forme de conférences, sur la place Arago, dans le centre-ville de Perpignan. Ce sont ainsi des exposés intitulés « Vulgarisation de la science avec Wikipédia », « Influence du climat sur les êtres vivants » ou encore « Identité française et identité européenne » qui sont proposés, tandis que le campus est occupé jour et nuit par des étudiants grévistes. Hier, le « comité de mobilisation » annonçait sa satisfaction d’être désormais rejoint par une partie des personnels administratifs de l’établissement, tandis que l’organisation Pôlétudiant, proche des Jeunes Populaires, section junior de l’UMP, dénonce un mouvement à marche forcée, tout en considérant « totalitaire » le retrait du matériel d’étude et le blocage de l’Université, dans un contexte d’Assemblées Générales dont elle discute la « légitimité ».

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