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La plainte déposée lundi 10 décembre à l’encontre de Christian Bourquin auprès du procureur de la République à Montpellier, au motif d’un présumé délit de favoritisme, donne lieu à une enquête préliminaire. Cette démarche, révélée lundi 17 décembre par une source judiciaire languedocienne, est confiée au parquet de Montpellier. Elle concerne l’attribution, cette année 2012, de deux marchés de communication à la société spécialisée Sens Inédit, dont le directeur général, Pascal Provencel, est un fidèle de l’ancien président du Conseil général des Pyrénées-Orientales, actuel sénateur du territoire et président socialiste de la Région Languedoc-Roussillon. Synthèse, par ailleurs mobilisée par l’Agglomération de Montpellier dans le cadre d’une campagne controversée quant à son utilité, « Montpellier Unlimited« , est déjà concernée, avec M.Bourquin, dans une vieille affaire du même ordre, inaboutie.

La communication massive persiste en Pays Catalan

La brigade financière du Service Régional de Police Judiciaire (SRPJ) de Montpellier est chargée de l’enquête, suite à une requête exprimée par l’avocat marseillais Olivier Taoumi, au nom de deux entreprises concurrentes, qui s’estiment victimes de préférences. Une association de contribuables et plusieurs contribuables sans appartenance collective sont également requérants. La plainte vise aussi la présidente de la commission d’appel d’offres de la Région Languedoc-Roussillon, dans le cadre de cette affaire de non-respect du code des marchés publics. Dans les Pyrénées-Orientales, l’habitude de communication massive consacrée par Christian Bourquin à la veille des années 2000 reste actuelle. En effet, le classement annuel du Figaro Magazine, publié le 14 décembre 2012, place le Conseil général catalan, avec 6,8 euros par habitant, en quatrième place nationale.

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