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La Cité Diaz de Perpignan disparaît un peu plus, sous l’effet des engins de démolition. Cet ensemble de 8 barres d’immeubles et 274 logements, datant des années 1960 et associé à l’entassement urbain, a vu son bâtiment 2 abattu par les machines, jeudi 12 septembre. Sa déconstruction générale fait partie du Nouveau programme de renouvellement urbain (NPRU) engagé lors du mandat de François Hollande. Elle a débuté le 13 février 2018 par les premiers travaux de destruction du bâtiment 4, suivis de ceux du bâtiment 2, le 5 décembre. Prochainement, le bâtiment 6 s’effacera. A l’issue de cette opération, en 2024, seuls subsisteront les bâtiments 1 et 5. Parallèlement est mené le relogement des habitants de cette cité dite sensible, en proie à l’insécurité et au trafic de stupéfiants.

A l’origine, 30 % de chômage

En 2015, le gouvernement estimait le taux de chômage à 30% et la proportion de ménages vivant en-dessous du seuil de pauvreté à 60% dans la Cité Diaz. Dans cet ensemble symbolisant la précarité sociale du quartier du Vernet, au Nord de Perpignan, l’Etat affecte 3,7 millions d’euros. Ce budget comporte une mission de restauration de façades.

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