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A la différence de la Bretagne et la Corse, malgré le « Système d’immatriculation des véhicules » (SIV) adopté en février dernier par le ministère de l’Intérieur, le Pays Catalan ne porte pas de distinctif territorial sur les plaques d’immatriculation de ses véhicules. En dépit de 10.000 soutiens, une campagne d’opposition au logo du Languedoc-Roussillon sur les plaques, menée à Perpignan, depuis la fin février 2009, par le parti Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), se heurte au silence de l’Etat. Celui-ci a été confidentiellement sollicité, le 20 février, par Christian Bourquin, président socialiste du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, via la préfecture du territoire, après une simple approbation orale, dans le même sens, observée le 17 février par Georges Frêche, au demeurant promoteur du logo visé, celui de la région Languedoc-Roussillon, créé en 2004 dans le vent du projet avorté de « région Septimanie ». Après une étrange mise en sourdine de cette campagne, simultanément à l’entrée de CDC dans la liste socialiste présente aux élections municipales de Perpignan, en juin, un plan B s’organise. Alors que l’ensemble des véhicules français porteront tous, bientôt, de nouvelles couleurs, les véhicules d’occasion étant entrés dans le SIV le 15 octobre, certains automobilistes n’hésitent pas à remplacer les étoiles régionales par les quatre barres du pays.

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