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La semaine s’annonce dure à l’Université de Perpignan, bloquée depuis ce matin par des barrages filtrants en signe de refus du changement de statut des enseignants-chercheurs, prévu par décret, dans le cadre de la modernisation des Universités françaises, promises à l’autonomie, en harmonie avec le reste de l’Union Européenne. Une partie du personnel et des étudiants de l’Université de Perpignan organise le filtrage, tandis qu’une pétition de rejet de la politique de l’Etat et de défense de la formation et de la recherche, signée par 526 personnes à la date de vendredi, continue de circuler. Demain matin, une marche rejoindra le centre-ville de Perpignan, avant un pique-nique festif organisé au pied du Castillet, en réplique avancée d’une manifestation parisienne, prévue l’après-midi. L’orientation décisive de cette fronde université devrait être donnée mercredi, lors d’une réunion de coordination générale organisée en matinée à Paris. Jeudi dernier, 1000 personnes se sont réunies en « assemblée générale » à l’Université de Perpignan après la manifestation multi-revendications du matin.

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