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Le centre pénitentiaire de Perpignan, dont le personnel exprime régulièrement ses inquiétudes, est pénétrée par la drogue et par l’alcool, acheminés par des « go-fast », selon l’aveu du secrétaire local de l’UFAP-UNSA, Johann Reig. Dans un communiqué alarmant intitulé « On vous aura prévenus », ce responsable syndical jugeait le 9 janvier que le quartier de semi-liberté de cet établissement, théoriquement consacré à la réinsertion sociale, est un « parcours du combattant ». Selon son expertise désolée, ce quartier où cohabitent des délinquants condamnés pour violences et agressions, et de simples auteurs d’infractions routières, abrite es multirécidivistes violents, tous profitant de ce dispositif alternatif à l’incarcération intégrale. Cet espace, où des détenus pour raisons graves arrivent à en « racketter et voler » d’autres, condamnés pour des délits de moindre importance, constitue une micro-société de 40 personnes, pour 20 places, « par la magie des lits superposés », selon l’observation de M. Reig.

Insécurité pour certains détenus

Faute de personnel suffisant et d’un « système de sécurité » qu’imposeraient des comportements préoccupants, certains détenus se trouvent parfois « livrés à eux-mêmes », tandis que des « go-fast (…) passent de la drogue, de l’alcool… en courant à travers le parking du personnel et en faisant passer par les fenêtres les « colis » sans que le seul surveillant sur place n’ait la moindre chance de récupérer la marchandise ainsi livrée », poursuit le syndicaliste. A ce trafic, opéré à la barbe de la direction, s’ajoutent périodiquement des « insultes dirigées contre les surveillants » et des « dégradations occasionnées à leurs véhicules personnels ». Le responsable syndical estime que ce quartier de semi-liberté, au sein d’un établissement surpeuplé, est une « soupape de sécurité » dont la fonction réelle est de « gonfler son effectif pour diminuer le nombre de pensionnaires à l’intérieur ».

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