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L’auteur présumé du viol et de l’assassinat de Mokhtaria Chaïb, le 21 décembre 1997 à Perpignan, a été entendu par la juge d’instruction chargée du dossier, Delphine Despit, ce jeudi 13 novembre pendant plus de deux heures. Après avoir avoué les faits lors de sa garde à vue, le 15 octobre, Jacques Rançon a répondu à un interrogatoire supplémentaire. Après avoir exigé vainement une prise en charge psychiatrique, depuis le début de son incarcération, il a obtenu gain de cause. La magistrate a assuré son avocat de sa disposition à donner une suite positive à cette requête.

L’avocat avertit : « on n’est pas à l’abri d’un souci »

L’avocat de Jacques Rançon, Me Xavier Capelet, a appuyé la demande médicale en déclarant que, depuis le début de son séjour en prison, le prédateur sexuel « n’a vu personne mis à part un psychiatre qui est venu le rencontrer pour l’expertiser », une situation « assez inquiétante ». Il a qualifié le quinquagénaire d’individu « assez fragile » et l’a décrit « abattu mais résigné », avant d’avertir : « on n’est pas à l’abri d’un souci qui ne conviendrait à personne ». Lors de l’échange, Jacques Rançon a été invité à n’évoquer que son parcours personnel, ses plus jeunes années, sa vie familiale et son passé judiciaire. Il sera de nouveau convoqué par la justice avant la fin de l’année, afin de revenir sur les faits.

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