Langue

Le devoir de mémoire reçoit dans les Pyrénées-Orientales une nouveau repère historique, en complément des références connues, consacrées à la Première et à la Seconde Guerrre mondiale. Ce dimanche 31 mai sera rappelé le siège de la ville d’Elne, mené du 22 au 25 mai 1285 par les troupes du roi de France Philippe le Hardi. La croisade du pape Martin IV contre la Couronne d’Aragon a alors occasionné un épisode d’une rare violence, lors duquel la population a été massacrée. La cité, alors capitale religieuse et politique du Roussillon, a vu ses habitants enfermés dans la cathédrale et brûlés le 25 mai, tandis que les enfants étaient projetés au sol. Les détails du massacre son consignés dans la Chronique de l’écrivain contemporain de l’époque, Bernat Desclot, qui tienent lieu de témoignage exigeant des vicissitudes médiévales en Catalogne. Si la destruction d’Elne a été précédée de viols et profanations de reliques, cette page d’Histoire fortement maculée de sang reste méconnue du grand public. Depuis 2009, le souvenir est ravivé, fin mai.

Lors du rappel historique, une messe d’hommage aux victimes sera suivie d’une séquence civile incluant une évocation des exactions françaises et un dépôt de gerbe au pied d’une plaque commémorative qui rappelle les faits, scellée en 1985 dans les jardins d’accès à la cathédrale d’Elne. Cet événement est soutenu par la mairie, indépendamment des couleurs politiques placées à sa tête. Une « rue de l’année 1285 » a été inaugurée en 2013 dans l’ancienne ville martyr.

Partager

Icona de pantalla completa