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La Clau
Deux nuits d’émeutes communautaires à Salt, dans la banlieue de Girona
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Depuis vendredi, la ville de Salt, voisine et banlieue de Girona, a été le théâtre de deux nuits d’émeutes particulièrement violentes. Entre 2h et 4h du matin, dans la nuit de ce samedi à ce dimanche, 12 véhicules ont été brûlés par des bandes d’individus souvent jeunes et issus de l’immigration, dans le quartier du Parc Monar, au centre de la ville. Ces émeutes avaient débuté dans la nuit de vendredi à samedi après une mobilisation face au commissariat des Mossos d’Esquadra, la police catalane, pour protester contre une intervention policière contre le jeune Mohammed R.L., âgé de 16 ans. Soupçonné d’un vol de moto, le jeune homme aurait été poursuivi par les Mossos d’Esquadra, samedi dernier, avant de faire une chute du cinquième étage d’un immeuble. Il est toujours dans un état grave et son diagnostic vital est engagé. Suite à cet évènement, une réunion de soutien, qui a dégénéré vendredi soir par de nombreux actes de vandalisme, dont des feux de conteneurs, s’est soldé par l’arrestation de trois personnes, deux mineurs de 16 ans, l’un marocain et l’autre sud-américain, et un majeur marocain de 23 ans, très défavorablement connu des services de police.

Cette nouvelle nuit d’émeute remet en lumière les graves problèmes sociaux et communautaires accumulés par la ville, de 30.000 habitants, dont 43% d’immigrés, et un taux de chômage de près de 40% chez les moins de 30 ans. L’absence de perspectives et les nombreuses frustration de la jeunesse sont, selon la majorité des intervenants, à l’origine de ces tensions répétitives, à l’exemple des émeutes de la région parisienne ou de Perpignan en 2005. Ce dimanche, le maire socialiste de Salt, Iolanda Pineda, a communiqué la mise en place immédiate d’agents de police supplémentaires dans sa ville, tout en réclamant une réponse « ferme et sans concessions ». Face à ces incidents « très graves », l’élus s’est déclarée « convaincue » que les habitants, « indépendamment de leurs origines », sauront agir afin que l’incivisme no brise pas « l’avenir » et « l’espoir » de la commune.

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