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Deux affaires judiciaire distinctes, toutes deux survenues ou déclenchées en 2008 en Pays Catalan, remontent e surface cette semaine. Dans le cadre de affaire dite « Bouille », mise au jour en décembre de cette année-là, avant la fin tragique du maire UMP de Saint-Cyprien, Jacques Bouille, en mai 2009, une nouvelle interpellation, suivie d’une remise en liberté très rapide s’est déroulée ce mardi. Serge Pallarès, directeur du port de Saint-Cyprien, également président de la Fédération Française des Ports de Plaisance (FFPP) et du prestigieux programme de coordination maritime européenne « Odyssea », a été interrogé par la Police Judiciaire (PJ) de Perpignan sur demande rogatoire des deux juges d’instruction saisis du volet de l’affaire Bouille, portant sur des actes de corruption et des malversations. M. Pallarès, reconnu comme l’un des acteurs principaux du développement du port de plaisance de Saint-Cyprien, avait fait l’objet en 2009 d’une série de rumeurs véhiculées par des corbeaux au sujet d’une éventuelle garde à vue. Ce nouvel épisode, conclu par une remise en liberté sans charge, prolonge dans l’actualité le scandale côtier qui a secoué les Pyrénées-Orientales lors des 9 premiers mois de 2009, avec à ce jour 20 mises en examen.

Un autre affaire, celle-ci liée à Perpignan, est aussi réapparue, ce mercredi. Marie Madeleine Tjoyas, ancienne première adjointe de la Ville de Perpignan, élue en mars 2008 aux côtés de l’ancien maire, Jean-Paul Alduy, avant de démissionner en octobre de la même année, est rappelée par la justice au sujet de l’affaire de la fraude observée dans le bureau n°4 de la capitale du Roussillon. Un autre prévenu, Georges Garcia, l’homme dans la poche et la chaussette gauche duquel ont été retrouvées 7 enveloppes électorales, 5 pour liste de l’opposition socialiste menée par Jacqueline Amiel-Donat, deux pour la liste du maire, et 4 autres bulletins au nom du maire, est également renvoyé devant le tribunal correctionnel. L’action menée par les juges instruction chargés de ce dossier laisse ainsi entendre une nouvelle médiatisation de l’affaire dite de la « chaussette », lors d’un nouveau procès. En effet, la police scientifique certifie l’existence de 8 signatures falsifiées sur les registres d’émargement municipaux, en représentation d’électeurs supposés absents lors du scrutin. Ces imitations pourraient avoir été réalisées à M. Garcia, électricien à la retraite, et Mme. Tjoyas, architecte reconnue et actuelle vice-présidente du Conseil Régional de l’Ordre des Architectes du Languedoc-Roussillon. Le procès, qui pourrait se dérouler avant la saison estivale, devrait comporter une étude détaillée de la fraude, très localisée, ou massive, selon l’avis de l’opposante Jacqueline Amiel-Donat, reprenant les mots du Conseil d’Etat. Sur son blog personnel, celle-ci évoquait ce mercredi soir une « insulte à la démocratie » et jugeait que les « responsables » doivent être « jugés, condamnés et punis ».

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