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Le 12 juin, la police nationale espagnole a procédé à l’arrestation de cinq activistes islamistes présumés, de nationalité tunisienne, dans les quartiers Nou Barris et Glòries de Barcelone. L’un d’entre eux a été relâché, mais les quatre autres, comparus ce 14 juin à l’Audience Nationale de la capitale catalane, font partie d’une faction de la mouvance djihadiste internationale employée à convaincre sur Internet. Prônant l’action terroriste, ces militants s’adressent à des profils jeunes et masculins, possibles autodidactes en islamisme radical, comparables au profil initial du Toulousain Mohamed Merah. Cette auto-radicalisation produit des « loups solitaires », selon le ministre espagnol de l’Intérieur, Jorge Fernández Díaz, qui confirme l’accusation portée sur le groupe au titre d’une « exaltation du terrorisme ».

En territoire espagnol, des anciens combattants islamistes

Le cerveau de cette cellule barcelonaise est soupçonné d’avoir organisé la diffusion 400 contenus djihadistes sous forme de vidéos, photographies et textes, sur les réseaux sociaux. Ces documents concernaient des discours d’Oussama Ben Laden et du chef de d’Al-Qaeda en Irak, Abu Musab Al-Zarqaoui, des exécutions sommaires, des exercices d’entraînement de moudjahidines et des méthodes de fabrication d’explosifs. La mise à l’arrêt du groupe est le fruit d’une enquête menée depuis début 2012 dans les milieux des « gens de retour », comme les qualifient les autorités espagnoles. Ces combattants intégristes musulmans ayant acquis une expérience de combat en Syrie, au Sahel, en Somalie et au Yémen, avant de s’installer en territoire espagnol, constituent une « menace terroriste potentielle », selon le ministre.

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