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Dans la région de Girona, des prostituées en plein « désespoir »
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Au moment où la plupart des acteurs territoriaux de la région de Girona s’accorde, à regret, à considérer que leur secteur constitue la « plus grande maison close » européenne, un débat inhabituel s’est déroulé ce mardi dans la capitale de la province. La «Fondation Service Gironais de Pedagogie Sociale» a notamment invité Montse Neira, une prostituée licenciée en Sciences Politiques et de l’Administration de l’Université Autonome de Barcelone. Selon cette observatrice de 51 ans, qui défend sa profession « dans la dignité méritée par tout autre métier », la prostitution indépendante, exercée en dehors des établissements légaux, souffre d’un «vide juridique» qui confine de nombreuses femmes dans le « désespoir », sans inquiéter une seconde les institutions catalanes et espagnoles. Ce forum surprenant a également abordé la situation sociale des prostituées qui travaillent à leur compte, à Girona, Figueres ou la Jonquera. Selon la tendance actuelle, les femmes concernées sont essentiellement d’origine immigrée, disposent d’un faible d’accès à des activités traditionnelles qualifiées, mais s’assurent des revenus supérieurs à ceux que procurent de nombreux métiers. Ces prostituées indépendantes parviennent à concilier leur vie de famlille et leur travail, parfois mieux que ne le permettrait une vie plus commune.