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Un conflit social, entamé à l’aéroport de Perpignan le 25 mai, présente désormais de réels dangers pour la sécurité des passages, selon la CGT, qui a réagi hier, vendredi, par un avertissement cinglant. Le syndicat rappelle les origines du malaise : un désaccord oppose la Chambre de Commerce et d’Industrie des Pyrénées-Orientales, gestionnaire du tarmac catalan, et le préfet du territoire Hugues Bousiges, au sujet de l’aménagement du temps de travail du service des pompiers, employés du service « Sauvetage et de lutte contre les Incendies d’Aéronefs », dont certains sont en grève. Mais au démarrage du conflit, l’autorité de l’Etat a réquisitionné les non grévistes. La CGT, outrée, dénonce une « campagne de dénigrement » de son action de la part « d’un préfet de la république », défend le caractère légal de la grève et joue l’affrontement avec l’Etat, qui applique « aveuglément », selon elle, des horaires d’exercice « dictés par la CCI ». Pressentant des dangers en termes de sécurité, le syndicat dénonce des dysfonctionnements récents imputables à la réorganisation du travail. Ainsi, l’aéroport n’a pas assuré la sécurité incendie dite de « niveau 7 » sur deux vols Air France, le 1er juillet, sur un avion retardé de 49mn, et le 2 juillet sur un autre, retardé de 27mn, tout comme le 5 juillet, lorsqu‘un vol Ryanair « a dû tourner 10mn avant de se poser à 9h45 ».

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