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La mairie de Barcelone a adopté vendredi 3 mai une mesure historique concernant son parc zoologique. Dans le contexte “animaliste” croissant au niveau mondial, une charte municipale interdit la reproduction des espèces qui ne pourraient être libérées dans leur milieu naturel. Ce protocole excluant les espèces menacées concerne les chameaux, les éléphants, les zèbres, les ours et les kangourous, relativement communs. Le texte dédié a reçu le soutien de la formation d’ultra-gauche Barcelona en Comú, ainsi que des partis indépendantistes Gauche Républicaine de Catalogne (ERC) et Parti Démocrate (PdeCAT). Ont voté contre le Partido Popular et Ciudadanos, qui constituent une partie de la droite espagnole, mais aussi le Parti des Socialistes de Catalogne.

Le premier zoo “animaliste” d’Europe

La mairie de Barcelone fait un premier pas vers la fermeture du zoo de la ville, inauguré il y a 127 ans. Ce projet évoqué dès 2016, vise à supprimer la captivité des animaux et à supprimer le confinement que tous les sites du genre imposent à leurs dauphins. Les 2000 animaux et 300 espèces du zoo devraient progressivement rejoindre des sanctuaires naturels, où ils jouiront d’une plus grande liberté, jusqu’à leur mort. Les espèces menacées, quant à elle, seront incluses dans des plans de réintroduction dans leur habitat d’origine. Dans un avenir à préciser, Barcelone disposera du premier zoo “animaliste” d’Europe. Mais ses 150 salariés, en grève, souhaitent défendre la mémoire collective de plusieurs générations de visiteurs.

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