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La Clau
Conférence Opencat « Faut-il plus de concurrence transfrontalière ? »
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Notoire dans le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP), présente dans le commerce et l’agriculture, la concurrence sud-catalane se renforce avec la crise, dans les Pyrénées-Orientales. Ce changement de physionomie d’une partie de l’économie, accompagné du chiffre officieux de 35 % de BTP espagnol en Pays Catalan en 2011, reste sans solution concrète, malgré les constatations de la CGT en 2012. Depuis, un mur symbolique marquant l’envie d’un retour de frontière à Bourg-Madame a été bâti, deux ans après la réclamation d’un retour des contrôles au Perthus, manifesté par les débitants de tabac du grand Sud français. Dans ce panorama douloureux, le cercle de réflexion Opencat, favorable à un « espace transfrontalier positif », estime que malgré le traité de Maastricht, qui prévoit la libre circulation des biens et des services, les États « tardent à s’adapter » et l’Europe « ne s’assume pas ». Avec cet immobilisme, les « marges frontalières françaises sont pénalisées » et Perpignan « subit de plein fouet la double-peine de posséder les coûts salariaux parmi les plus élevés de l’Union », selon le laboratoire à idées, qui déplore l’impossibilité de « concurrence équitable entre Perpignan et Girona ».

« Trop d’Europe ou pas assez d’Europe en Roussillon »

Jeudi 2 mai 2013 à 18h30, Opencat invite à la même tribune plusieurs acteurs économiques et politiques nord et sud-catalans lors d’une conférence intitulée « Faut-il plus de concurrence transfrontalière ? ». Cette séquence publique proposée dans l’amphithéâtre de l’hôtel d’agglomération Perpignan Méditerranée, proche de la gare TGV de Perpignan, réunira le président de M. Jacques Font, président de l’Union pour les Entreprises des Pyrénées Orientales (UPE 66), son homologue de Girona, Iñaki Frade, président du syndicat patronal PIMEC, la députée européenne Marie-Thérèse Sanchez-Schmid et le vice-président de l’Agglomération Perpignan Méditerranée en charge de l’économie, Romain Grau. Cette rencontre sur invitations, sous-titrée « Trop d’Europe ou pas assez d’Europe en Roussillon ? », est anticipée par une série de travaux prospectifs et une analyse détaillée indiquant un manque de « gouvernance européenne ». Si de graves problématiques induisant précarité et chômage sont endurées par certains secteurs économiques des Pyrénées-Orientales, la clef du problème, au contraire de la grogne, n’est pas locale.

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