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La police catalane (Mossos d’Esquadra) alerte de la présence et de la multiplication de fausse monnaie en Catalogne du Sud. Dans la plupart des cas signalés dans le monde, la falsification concerne des billets de banque, mais dans le cas qui se présente, il s’agit de pièces de monnaies. Plusieurs milliers de pièces de 1 et 2 euros sont en circulation dans le territoire, où elles font l’objet d’une fabrication illicite, effectuée dans des ateliers qui restent à identifier.

Des machines chinoises pour imiter notre monnaie

Les autorités catalanes ont identifié le processus de fabrication, qui mobilise des machines acquises en Chine et une technique de malfaçon appliquée en Catalogne. Les pièces brutes, reçues sous forme circulaire fabriquées selon les dimensions standard, sont fraisées afin de revêtir le dessin caractéristique des vrais euros. Cette imitation de qualité suffisante pour tromper les commerçants et les clients n’est pas infaillible, car un simple aimant suffit pour détecter les pièces authentiques des vraies. En effet, les vrais euros sont relativement ferromagnétiques, en raison de l’assemblage de nickel, cupronickel et laiton de nickel qui les composent. En revanche, les faux euros, dont le poids est identique aux originaux, ne sont pas sensibles à l’aimantation, ce qui les rend identifiables dans mobiliser de grands moyens.

Faux billets sur Internet

L’Unité Centrale de la Falsification de Monnaie (CFFM) des Mossos d’esquadra n’est pas encore parvenue à débusquer les auteurs de cette activité illégale. La production parallèle d’une pièce d’1 euros coûte 10 centimes, de sorte que cette activité peut s’avérer rentable pour les falsificateurs. A cette problématique s’ajoute la mise en circulation de faux billets. Ces devises d’imitation sont généralement achetées avec de la cryptomonnaie, sur Internet, avant une livraison identique à celle des produits légaux.
Parallèlement, la gendarmerie du département de l’Aude a signalé ce 15 février l’existence de faux billets de 20 euros en circulation dans ce département. Également acquis sur Internet, ces faux, utilisés dans les tournages de films ou les tours de magie, ont constitué un commerce lucratif pour deux jeunes hommes, récemment interpellés.

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