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Le malaise consécutif à la lointaine indépendance algérienne revient dans l’actualité à Perpignan par l’intermédiaire des communautés pied-noir et harki. Ce mardi, la présidente du Cercle Algérianiste des Pyrénées-Orientales, Suzy Simon-Nicaise, élue de la majorité municipale de Perpignan, a dénoncé ce mardi la « nouvelle provocation algérienne » que suppose, selon elle, la récente loi de « criminalisation du colonialisme français », adoptée par le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Evoquant une « politique revancharde » envers la France, cette influente représente des Rapatriés d’Algérie et des Harkis établis en Pays Catalan relayait ainsi un communiqué du Cercle Algérianiste National. Pour sa part, également ce mardi, le président de l’association de Harkis Ajir66, Djelloul Mimouni, a condamné les paroles prononcées le 3 février par le secrétaire d’Etat aux transports, Dominique Bussereau, qui a comparé les centristes ralliés à Ségolène Royal à des « Harkis ». Dans un communiqué, M. Mimouni, visiblement insulté, a rappelé que le principal opposant à Georges Frêche, l’UMP Raymond Couderc, a déposé le 4 février un « projet de loi visant à sanctionner les injures faites aux Harkis ». Pour ce porte-parole, les « manoeuvres électorales (…) tendent à instrumentaliser les harkis et leurs familles ».

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