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Le développement de l’aéroport de Montpellier a rencontré ce mercredi une difficulté de poids. En effet, la privatisation de 4 infrastructures situées en dehors de la région parisienne est reportée après l’élection présidentielle de 2012, selon une source proche du gouvernement. En Languedoc-Roussillon, ce projet se heurte à l’opposition de l’institution régionale, qui défend une gestion publique pour Montpellier, et la possibilité de décider de ses propres méthodes. Ce mercredi soir, dans un communiqué intitulé « La Région réaffirme son opposition au projet de privatisation de l’aéroport de Montpellier », son président, Christian Bourquin a enfoncé le clou, après avoir adressé une lettre ouverte, le 20 juillet, à Nicolas Sarkozy, auquel il demandait un « arbitrage ». Partisan d’une gestion du plus grand aéroport de la région « en lien avec les collectivités territoriales et plus particulièrement l’Agglomération de Montpellier », M. Bourquin a étrangement commis une confusion de revendications, en mêlant une institution locale. Il a ajouté « Le bon sens voudrait que la gestion de l’aéroport de Montpellier-Méditerranée rejoigne celle de Perpignan et Carcassonne, qui font déjà partie de la stratégie de la Région et des collectivités partenaires ». Ladite stratégie n’est cependant pas homogène entre les partenaires du Roussillon, comme l’a démontré un rapport de force idéologique exprimé le 22 avril dernier, lorsque le syndicat mixte gestionnaire de l’aéroport de Perpignan en a confié la gestion à la société Veolia, à l’identique des aéroports de Nîmes et Carcassonne.

Inscrit dans un programme centralisé à l’échelle régionale, le président Bourquin, pour lequel « l’aéroport de Montpellier-Méditerranée est un outil majeur de l’activité et du dynamisme économiques du Languedoc-Roussillon », a émis des réserves à l’égard d’une décision centralisée à l’échelle nationale, le plus gros choisissant pour les plus petits.

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