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Le destin réservé au Train Jaune, qui relie Villefranche-de-Conflent à Latour de Carol, dans la région de la Cerdagne, justifie un grand débat, ce vendredi 24 avril à Perpignan. Après la révélation de la disparition programmée de cette infrastructure, effectuée en janvier dernier par la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, le Comité d’entreprise régional Cheminot Languedoc-Roussillon pose la question « Quel avenir pour le Train Jaune ? ». Pour y répondre, il convie le Secrétaire Général de la Fédération CGT des Cheminots, Gilbert Garrel, le Secrétaire Général Adjoint de la Fédération UNSA Cheminots, Robert Dillenseger, le président de la Région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin et le vice-président en charge des Transports, Robert Navarro. La Direction régionale de la SNCF participera également à ce rendez-vous, prévu au Palais des Congrès de Perpignan.

La CGT n’ose pas critiquer la SNCF

Dans un communiqué, le secrétaire général de la CGT des Pyrénées-Orientales, Julien Berthelemy, juge « incertain » l’avenir du Train Jaune, menacé d’exclusion de la convention nationale des Trains Express Régionaux (TER). Il exige un « réel changement politique », en s’opposant de fait à François Hollande et au plan d’austérité de 50 milliards d’euros avancé par le premier ministre, Manuel Valls. Mais il se garde de citer la SNCF, qu’il nomme « autorité organisatrice » des changements annoncés, et propose la « réalisation d’investissements, la création d’emplois, la réouverture de gares et la mise en place de tarifs et horaires en réponse aux besoins des usagers ». Pour marquer cette volonté de relance, l’ancien ministre des Transports des gouvernements de Pierre Mauroy, de 1981 à 1984, Charles Fiterman, âgé de 80 ans, soutiendra les cheminots, ce même vendredi, en début d’après-midi, à Villefranche-de-Conflent.

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