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Les deux hommes forts de l’UMP des Pyrénées-Orientales, Daniel Mach et François Calvet, partagent le même avis sur la dépénalisation du cannabis en territoire français. Les deux députés, qui se sont exprimés récemment sur ce sujet, condamnent la tentative du Parti Socialiste relayée le 15 juin par l’ancien ministre Daniel Vaillant. M Mach affirmait dès le lendemain qu’un assouplissement légal « n’est pas acceptable, surtout lorsque l’on sait les ravages » que provoque la substance citée. Considérant la dépénalisation « terriblement dangereuse » car elle conduirait à « se désengager vis-à-vis de nos jeunes », le maire de la ville de Pollestres a été rejoint mardi par M. Calvet. Pour ce dernier, il s’agit d’une proposition « incongrue », car nos voisins européens « précurseurs en matière de dépénalisation ont vite fait marche arrière ». Indiquant « En Espagne, alors que la gauche avait voté la dépénalisation du cannabis en 1983, le pays a fait marche arrière moins de 10 ans plus tard, après avoir constaté la multiplication par dix du nombre de morts par overdose », étrangement imputables au chanvre, le président du parti de Nicolas Sarkozy en Pays Catalan, tout comme Daniel Mach, ont en fait anticipé la position majoritaire. En effet, un sondage réalisé par l’institut Harris Interactive, publié ce jeudi, précise que 58% des Français s’opposent à la légalisation du cannabis, contre 39% qui se déclarent pour.

D’autre part, 13,4 millions de Français avouent avoir fumé un joint de cannabis en 2010, c’est à dire un million de personnes de plus qu’en 2005, d’après une étude dévoilée ce jeudi. Ses auteurs, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) et l’Office français des drogues et des toxicomanies (OFDT), établit le nombre de fumeurs réguliers à 1,2 million. Le cannabis, « est de loin le produit illicite le plus consommé en France », selon ce rapport.

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