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Jeudi 10 septembre, la mairie de Perpignan annonçait une campagne d’assainissement des platanes du square Bir Hakeim. L’Hôtel de Ville soulignait une «réduction» et un «abattage d’arbres» suite aux alertes de ses équipes de grimpeurs-élagueurs. Cette opération a débuté ce lundi 14 septembre, dans la promesse de remplacer chaque arbre. Mais l’opposante politique Clotilde Ripoull, candidate aux municipales de 2014, évoque un «massacre à la tronçonneuse». Des parasites ont été identifiés par un expert arboricole indépendant et une contre-expertise, mais elle s’interroge, car le maire a communiqué, fin juillet, que «treize platanes étaient atteints du chancre coloré, la maladie qui décime les arbres du canal du Midi». Or, les arbres visés souffrent d’un mal moindre, représenté par les champignons de type polypore hérissé, phellinus tuberculosus et ganoderma resinaceum, dont la progression entraîne une forte menace de chute.

L’opposante estime que la mairie a «préféré mentir plutôt que de parler d’un parasite bien moins dangereux». Défendant un «patrimoine végétal exceptionnel», elle aurait préféré un traitement curatiu. Alors que se profile la suppression de 13 platanes et 20 marronniers au square Bik Hakeim, la présidente de l’association politique Perpignan Equilibre attend davantage de transparence municipale.

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