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La Clau
Bruno Delmas, proche du ministre Besson, veut présider la CCI de Perpignan
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Les élections de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) à de Perpignan et des Pyrénées-Orientales s’annoncent sportives. Ce scrutin, qui concerne 20.000 électeurs, chargé d’élire 32 représentants, se déroule par correspondance, du 25 novembre au 8 décembre. Sans surprise, son président depuis 2001, Bernard Fourcade, expert-comptable de 63 ans, postule à sa propre succession. Sa liste, qu’il revendique comme fédératrice, est notamment soutenue par les organisations patronales Union Pour les Entreprises 66 (UPE), Union Professionnelle Artisanale (UPA), ou encore par la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB). Mais il devra affronter une autre liste, éminemment jeune, lancée par Bruno Delmas, 40 ans. PDG de la société Constellation, leader français des solutions de business touristique sur Internet, le jeune homme a monté son affaire après avoir été directeur de cabinet du président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin, de 1998 à 2001. Après avoir incarné le profil parfait du jeune homme aux dents longues, cet ancien journaliste, assagi, spécialiste reconnu de la valorisation des offres touristiques globales, propose au Pays Catalan sa compétence en business électronique. L’expérience de Bruno Delmas, dont l’activité consiste à transformer les territoires en destinations touristiques, peut séduire, dans le cadre électoral de la CCI, d’autant plus qu’il reçoit le soutien de la Confédération Générale du Patronat des Petites et Moyennes Entreprises (CGPME). Cette liste, à l’intitulé juvénile « Ici et Maintenant ! », est présentée ce mardi. Le candidat, dont la société est basée dans le quartier high-tech Tecnosud de Perpignan, dispose d’une autre casquette, assez singulière. Il est en effet le numéro 2 du mouvement « Les Progressistes » lancé par le Ministre de l’immigration, Eric Besson. Chargé de l’organisation générale de ce mouvement, reconnu comme satellite de gauche de Nicolas Sarkozy, Bruno Delmas a coupé les ponts avec Christian Bourquin, après avoir très largement participé à son ascension politique. La version plausible de leur mésentente fait état d’ambitions électorales du jeune collaborateur envers la députation, réprouvées par M. Bourquin.

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