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Suite à un nouvel acte de violence, qui s’est produit au centre pénitentiaire de Perpignan, un blocage, convoqué ce lundi soir, s’est déroulé ce mardi matin, en présence d’une quarantaine de membres du personnel. Ce lundi soir vers 18h, un détenu a agressé un gradé, et lui a cassé le nez. Selon un témoignage recueilli par La Clau auprès de Johann Reig, secrétaire territorial du syndicat UFAP-UNSA, une surveillante de l’établissement, qui s’est interposée, a été blessée au cou. Face à cette « montée en puissance des agressions » et des « mises en danger » vécues « tous les jours » par le personnel, les organisations syndicales UFAP-UNSA Justice, Force Ouvrière (FO), et la CGT, se sont associé pour organiser un blocage de la prison, ce mardi matin dès 6h. Les agents protestataires ont rendu les portes d’entrées inaccessibles, par lassitude de « devoir implorer » leur hiérarchie pour obtenir le « placement au quartier disciplinaire » des détenus violents. Dans un communiqué transmis en milieu de soirée de ce lundi, l’UFAP-UNSA du Roussillon signalait également un ras-le-bol face à des « transferts hypothétiques » de détenus agités, voire dangereux, qui « n’arrivent jamais ». Se déclarant enfin « victimes du laxime disciplinaire », les surveillants et autres personnels mobilisés entendent interpeller le tout nouveau ministre de la Justice, Michel Mercier, au sujet des problématiques de la violence, de l’insécurité et de la surpopulation carcérale, récurrentes à Perpignan.

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