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La Catalogne du Sud pourrait aménager ses lois pour autoriser la création d’un fichier de données ADN des violeurs récidivistes, dans le but d’exercer un contrôle dès leur libération. Lors d’une conférence de presse, ce vendredi, la conseillère-ministre de la Justice sud-catalane, Montserrat Tura, a défendu cette proposition, validée par un groupe d’experts, qui fait suite au principe de la castration chimique, validé en septembre à Barcelone. Cette banque de données ADN ne contiendrait que l’identité et le sexe des intéressés, et permettrait de confondre sans erreur possible les auteurs de délit graves, tels les homicides et les viols, tout en ayant une fonction dissuasive pour les délinquants. Le versement de données dans ce fichier est prévue soit de façon volontaire, de la part des violeurs et criminels incarcérés, soit par la contrainte, selon la volonté des juges. En cas d’adoption, cette mesure devrait concerner, par la voie des jugements, la totalité des violeurs interpellés dans le pays. La seule difficulté à l’aboutissement de ce fichier est constituée par la législation espagnole, dans le cadre du droit à l’intimité, car l‘usage de l’ADN est actuellement réservé aux enquêtes judiciaires consécutives à des délits commis et non pas aux situations de récidive potentielle.

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