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La mairie de Barcelone mène depuis 2008 un intense lobbying auprès des autorités de l’Internet afin d’obtenir un suffixe propre à la ville, sous la forme « .bcn », qui s’ajouterait aux traditionnels .com, .fr ou .cat. Mais ce projet, défendu par le premier magistrat, Jordi Hereu, a été relégué vendredi par l’organisme mondial d’attribution des terminaisons électroniques, l’ICANN. Cette instance majeure, intimement liée aux Etats-Unis, exige un temps de réflexion, nécessaire à l’évaluation des conséquences économiques d’une telle nouveauté. Actuellement, 500 villes du monde, communautés culturelles, et marques commerciales, souhaitent obtenir leur terminaison propre, sur l’exemple de la vingtaine déjà en fonctionnement à l’échelle planétaire, dont le .cat, exclusivement réservé à l’espace catalan. Sur ce principe, la ville de ville de New York, qui défend l’intérêt de la création d’un .nyc, ou encore le Pays Basque, qui imagine un .eus, et la Bretagne, qui vise l’obtention d’un .bzh, alimentent la liste des demandeurs, auxquels s’ajoute même l’industrie pornographique, qui suggère un .xxx. La création de nouvelles terminaisons sur Internet représente naturellement un avantage économique pour les territoires, particulièrement en matière touristique. D’autre part, les entreprises spécialisés dans la vente d’adresses Internet, les « noms de domaines », saluent régulièrement l’ajout de nouveaux suffixes, qui permettent d’élargir leur offre commerciale.

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