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Le Covid-19, les confinements et couvre-feu ont déplacé une partie de la prostitution sur Internet en Catalogne du Sud, sous forme de télétravail. A Barcelone, la porte-parole de l’Organisation des Travailleuses du Sexe “OTRAS”, Conxa Borrell, explique à El Confidencial comment ce repli lui garantit des revenus : “mes clients habituels ont des enfants ou des petits-enfants, et n’ont pas la possibilité de se connecter”. Sa nouvelle clientèle, connectée, apprécie cette formule sans contact physique, en distanciel, grâce au digital. Parmi les effets liés à la pandémie, certains clients de l’autre côté de l’écran n’hésitent pas à négocier les tarifs.

Misère croissante dans le milieu

Si la prostitution en ligne est en plein boom, la plupart des prostitué(s) de Catalogne du Sud sont sans emploi, à cause de la fermeture des maisons closes et de l’impossibilité de travailler dans la rue. Leur présence dans les services sociaux et banques alimentaires augmente, selon le syndicat, qui organise une collecte et une redistribution alimentaire permanente pour les prostituées. La représente affirme que “beaucoup de copines n’ont rien à manger, et encore moins pour se payer Internet”, détaille sa représentante. Ces victimes du contexte n’ont pas droit aux prestations de chômage. Souvent étrangères et présentes depuis moins d’un an en territoire espagnol, elle n’ont pas droit aux prestations sociales minimales.

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