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Après les anciennes grandes arènes « Las arenas » de Barcelone, qui abritent depuis quelques semaines un centre commercial géant, assorti du premier Musée du Rock d’Europe, un autre haut-lieu de la tauromachie sud-catalane va subir des transformations. Cette semaine, le conseil municipal d’Olot, dans la partie intérieure de la province de Girona, a décidé de réaffecter les arènes de la ville, les plus anciennes de Catalogne, ouvertes en 1859. Sur le modèle des arènes de Figueres, dont la reconversion en site sportif a été validée par les autorités municipales en 2008, la « plaza de toros » d’Olot va suivre le mouvement, encouragé depuis l’approbation, en juillet dernier au Parlement de Catalogne, de l’abolition de la corrida en Catalogne du Sud. Les arènes de la ville, où la tauromachie n’est plus pratiquée qu’une fois par an, deviendront une salle polyvalente réservée aux sports, aux concerts et aux spectacles en général. D’une capacité de 3000 personnes, ce nouveau lieu sera couvert, et réaménagé par l’architecte Daniel Mallarach. Ce vaste chantier, dont le coût est évalué à 2,6 millions d’euros, devrait symboliser un XXIe siècle sud-catalan, résolument différent du siècle précédent.

En Espagne, le taureau reste un symbole national, repris sur toute sorte de supports graphiques, et en France, la tauromachie a été inscrite au patrimoine culturel immatériel de la France le 22 avril auprès du ministère de la Culture, dans une certaine polémique. La Catalogne se distingue, dans une réinvention de ses arènes qui illustre une autre quête de loisirs.

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