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Un attentat islamiste décapite à Paris le journal satirique Charlie Hebdo
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Le siège de la publication satirique Charlie Hebdo, à Paris, a été pris pour cible par un commando organisé, ce mercredi 7 janvier. Vers 11h30, pendant une dizaine de minutes, ce média a été le théâtre de tirs d’armes automatiques, probablement des kalachnikov, qui ont produit le décès de 12 personnes, dont deux policiers intervenus sur les lieux. Dix blessés sont également à déplorer. Une trentaine de coups de feu ont retenti, selon les informations de l’agence Reuters, tandis que deux individus vêtus de noir et cagoulés ont quitté les lieux à l’issue de cet authentique massacre. Cette action criminelle, à la portée majeure, est suivie d’une chasse à l’homme dans la capitale française, où la Brigade anti-criminalité est mobilisée pour tenter d’intercepter deux hommes lourdement armés. Parmi les décès à déplorer figurent les principales figures du journal, les dessinateurs Cabu, Tignous, Charb et Wolinski.

Hollande parle d’un « attentat terroriste »

Le Président de la République, François Hollande, est arrivé sur les lieux, dans le XIe arrondissement de Paris, à 12h45. Il a évoqué une « exceptionnelle barbarie » contre des « journalistes qui avaient montré qu’ils pouvaient, en France, défendre leurs idées ». Le chef de l’Etat a décrit un « attemptat terroriste » et appelé à « l »unité nationale », avant de préciser « nous savions que nous étions menacés ». Il s’exprimera à ce sujet, sur les principales chaînes de télévision, ce 7 janvier à 20h. Le journal Charlie Hebdo est placé sous protection policière depuis 2012, suite à la publication, pour la deuxième fois de son histoire, de caricatures de Mahomet. Cette mesure choisie par l’Etat a fait suite à un déclenchement de colère dans le monde musulman.