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Suite aux attentat islamistes survenus début janvier à Paris, le ministère de l’Education nationale agit. Des « Assises de la Laïcité et de la Mobilisation pour les valeurs de la République » se déroulent dans les Pyrénées-Orientales ce mercredi 8 et ce jeudi 9 avril. Avant une synthèse nationale attendu le 12 mai, des débats sont menés sur les thèmes « Comment associer pleinement les parents d’élèves à la mission éducative de l’école ? », « Comment favoriser le travail conjoint des collectivités locales et de l’Education nationale ? » et « Comment mobiliser les acteurs associatifs, le monde économique et la société civile pour soutenir l’Ecole dans son action de lutte contre les déterminismes sociaux ? ». Cette initiative justifiée par la place de l’islam en France est singulièrement menée lors de la Semaine sainte, séquence catholique caractérisée par les représentations anodines que sont la confection de bunyetes et autres traditions.

La FSU prône une « laïcité véritable »

Ce mercredi 8 avril à 20h, la Salle Canigou du Conseil général des Pyrénées-Orientales, quartier Porte d’Espagne à Perpignan, accueille à cet effet la préfète du territoire, Josiane Chevalier, et le directeur académique de l’Education nationale, Michel Rouquette. A Céret, jeudi 9 avril à 18h15, le gymnase du Lycée Déodat de Séverac reçoit le sous-préfet Gilles Giulani et le proviseur Patrice Bousquet. A 20h, le lycée Charles Renouvier de Prades accueille la sous-préfète Mireille Bossy et le proviseur Baye Seck. Mais ce procédé déplaît à la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), qui lançait pas communiqué, le 6 avril : « Arrêtons de jouer avec la laïcité ». Son co-secrétaire départemental, Gérard Gironell, réprouve des motifs « purement politiciens » et estime que l’Ecole, champ d’action visé par l’Etat suite aux attentats contre Charlie Hebdo, « ne peut pas être tenue responsable du chômage de masse, du racisme» et des « extrémismes politiques et religieux ». Virulent sur le sujet, le syndicat souhaite une « laïcité véritable » et exige l’abrogation des lois Debré et Carle qui « organisent le financement public de l’enseignement privé et confortent les stratégies de contournement de la carte scolaire contribuant ainsi à la disparition de la mixité sociale, à la construction de véritables ghettos scolaire et au renforcement des communautarismes ».