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La sociologie de la prison de Perpignan est étonnante, selon les informations délivrées par le syndicat UFAP / UNSA Justice, ce jeudi 15 novembre. Cette centrale syndicale, leader au sein de l’Administration pénitentiaire, dénonce une escroquerie à l’année de naissance. A la prison du chemin de Mailloles, cette tromperie concerne actuellement quatre jeunes, soit deux individus provenant de l’établissement spécialisé pour mineurs de Lavaur, dans le département du Tarn, et deux autres, venus de Toulouse. Le secrétaire territorial du syndicat, Johann Reig, nous affirme la présence de ces faux enfants, connue de la hiérarchie pénitentiaire : «oui, ils sont tous majeurs et tout le monde le sait, même les magistrats qui les incarcèrent en quartier mineur simplement sur leurs dires. On se retrouve donc avec des détenus déclarant avoir 15 ans alors qu’ils en ont 18 ans voire même bien plus pour certains».

Des tests ADN pour connaître l’âge réel ?

Cet abus administratif induit une gestion délicate pour les surveillants pénitentiaires du secteur concerné au sein de la prison de Perpignan. L’UFAP / UNSA redoute des rixes entre vrais et faux mineurs et exige des analyses ADN déterminant l’âge réel des détenus. Craignant un «incident à venir», J. Reig estime que les faux enfants constituent une population «généralement très agressive», prête à « agresser le personnel » pour une cigarette.

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