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L’économie parallèle représentera en 2013 jusqu’à 18,6% du PIB espagnol, contre 18,5 % en moyenne européenne, selon une information diffusée le 7 mai par la société Visa. Une étude fouillée, communiquée par le spécialiste de la carte bancaire, fournit un comparatif européen de la part réservée à l’argent au noir, la Grèce occupant la première place, à 24 %. Cette forte proportion est suivie à 21 % par celle de l’Italie, de l’Allemagne, à 13 %, puis viennent la France et le Royaume-Uni, à 10 %. En Espagne, le principal secteur économique rompu à la rémunération du travail sans contrat ou aux paiements sans factures, invariablement effectués en liquide, est celui du bâtiment, où cette proportion atteint le chiffre explosif de 29 %. Suivent l’industrie, à 24 %, le commerce, à 20 %, puis les bars et de la restauration, à 15 %.

Difficultés à collecter l’impôt

Par ailleurs, l’organisme Eurostat classe l’Espagne au 21e rang européen en matière de capacité à collecter les différents impôts en regard avec la taille de l’économie du pays. La proportion occupée par l’économie sous le manteau tend à expliquer cette caractéristique, qui présente cependant une amélioration, car l’économie au noir, qui y représentera cette année 195,6 milliards d’euros, atteignait 19,2 % en 2009. Au sein de l’Union européenne, les champions hors catégorie restent la Slovaquie, à 31 % du PIB, suivie de la République tchèque, la Lituanie et l’Estonie, chacune à 28 %.