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La mode des « apéros géants » organisés dans les villes de France via le réseau social Facebook arrive à Perpignan, où deux rendez-vous sont organisés. Le premier, prévu le 22 mai sur la Place de Catalogne, ne compte que 171 « amis », mais le second en compte 2400, prêts à s’abreuver publiquement le 12 juin sur la place de la République. Lancés par des anonymes, ces rassemblements surviennent au moment où l’Etat se penche sur le phénomène, qui rappelle le « botellón » espagnol, rassemblant la jeunesse, à l’air libre, autour d’alcool bas de gamme, notamment à Barcelone, Madrid et Bilbao. Dans l’actualité de cette semaine, le décès d’un jeune homme, tombé d’un pont à Nantes, jeudi, lors d’un apéro géant de ce type, crée des inquiétudes en Roussillon, avant même que cette expérience post-moderne n’ait pu être menée. Selon le dispositif légal, le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, et le préfet des Pyrénées-Orientales, Jean-François Delage, peuvent interdire les apéritifs géants au motif de la sécurité. Mais ce vendredi, la secrétaire d’Etat au Numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, s’est prononcée contre leur interdiction « systématique », tandis que le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, lançait pour la semaine prochaine une réunion de travail sur le sujet.

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