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Amende de 960.000 euros pour une combine sur les miradors de la prison de Perpignan
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Le géant français du BTP Eiffage, par sa branche Eiffage Construction Roussillon, et la société perpignanaise Vilmor Construction ont été condamnés, le 17 avril, dans le cadre d’une affaire concernant la reconstruction des miradors du centre pénitentiaire de Perpignan. Dans son édition électronique du même jour, le quotidien Le Monde précise que les deux sociétés ont écopé d’une amende de 960.000 euros infligée par l’Autorité de la concurrence, après s’être concertées de manière préférentielle au sujet de ce marché public.

Concurrence faussée

L’instruction a révélé un « faisceau d’indices graves et concordants » qui vient à démontrer que les deux entreprises ont « échangé des informations avant d’envoyer leur réponse à l’appel d’offres », faussant ainsi la concurrence. Dans le cadre de cette affaire, la société Eiffage a même reçu une pénalité majorée de 30 % en raison d’un précédent l’ayant concernée en 2005 et 2007, pour des raisons semblables. En revanche, Vilmor Construction, entreprise placée en redressement judiciaire en juin 2012, a reçu un geste de clémence et devra s’acquitter d’une pénalité réduite. L’appel d’offres concerné, datant de 2008, a été coordonnée par la direction régionale des services pénitentiaires de Toulouse.