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Le maire du Barcarès et vice-président de Perpignan Méditerranée Métropole, Alain Ferrand, a été interpellé ce mardi 25 janvier, en matinée, et placé en détention en fin d‘après-midi. L’incarcération du sulfureux élu est due au non-respect du contrôle judiciaire dont il fait l’objet dans le cadre d’une enquête pour extorsion. L’affaire, qui lui a valu une mise en examen en mai 2021, vise une extorsion en bande organisée, avec concussion et complicité de destruction de preuves. Elle concerne la mise en place de taxes illégales, imposées par le premier magistrat, à des commerçants et gérants de campings. Ces faits se sont produits de 2015 à 2020 dans une commune réputée pour ce qui ressemble à un système, nourri d’opacité et d’enchevêtrement entre les intérêts généraux, de niveau municipal, et plusieurs sociétés connexes.

Transféré à Marseille

Arrêté dans sa propre commune, écroué à Perpignan, où il est placé à l’isolement, Alain Ferrand sera prochainement déplacé au centre pénitentiaire des Baumettes, Marseille. C’est d’ailleurs le parquet de cette même ville qui a décidé de ce retour en prison. D’ici la fin de la semaine, l’intéressé sera présenté au juge d’instruction chargé de ce dossier. Ultérieurement, le juge de la liberté et de la détention décidera si le maire controversé reste en prison ou s’il recouvre la liberté, tout en étant placé sous contrôle judiciaire. Son incarcération pourrait durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois, selon les délais exigés par les enquêteurs. Une telle mise entre parenthèses pose question sur la bonne tenue des affaires municipales et intercommunales.

A demi-interdit de territoire

Âgé de 62 ans, Alain Ferrand était soumis à l’interdiction d’entrer en contact avec certaines personnes partie liée avec le dossier en cours d’instruction. Il pouvait cependant se rendre au Barcarès et en Pays Catalan certains jours de la semaine pour honorer ses responsabilités d’élu. Cependant, le juge d’instruction a identifié des violations de cette restriction territoriale.

Incarcéré en 1998

En 1998, Alain Ferrand avait séjourné 24 jours en prison dans le cadre d’une affaire de prise illégale d’intérêts au détriment d’une société d’économie mixte du Barcarès. Il avait alors placé 1,5 million d’euros sur un compte d’intérêt, ce qui devait lui rapporter 15 000 euros.

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