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La province de Girona, qui occupe la seconde position espagnole en matière de recours à l’avortement, à hauteur de14,63 femmes concernées sur 1000, ravive la polémique. Le 7 octobre 2012, des tensions, des cris et des insultes ont émaillé une mobilisation à laquelle ont participé des militants « pro-life », c’est à dire contraires à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), et partisans. Le théâtre de cette opposition a été la plaça del Vi de Girona, à proximité immédiate de l’Hôtel de Ville. Un important cordon de police a été sollicité pour contenir une dérive entre manifestants, qui répondaient à deux appels, correspondant à deux optiques ennemies au sujet de la loi espagnole sur l’avortement. La tension, palpable pendant une heure, a permis d’entrevoir une véritable opposition sociétale entre les associations Grup Antripatriarcal (groupe antri-patriarcal) et Dret a Viure (droit à la vie), cette dernière étant rattachée à la fédération espagnole « Aborto zero » (avortement zéro).

Demandes de dérogation de la loi espagnole sur l’avortement

Un débat actuellement en cours en territoire espagnol faisait figure de toile de fond de cet affrontement, qui n’a pas atteint le stade de la violence physique. Les personnes, associations et fédérations opposées à l’IVG réclament en effet depuis plusieurs mois une dérogation de la loi espagnole sur l’avortement. Dans un langage positif, ce secteur social prône ainsi une défense de la vie, et espère que la présence au sommet de l’Etat du Partido Popular, à la réputations très droitière, permette de leur donner satisfaction. Selon les dernière indiscrétions, l’exécutif de Mariano Rajoy envisage de moduler la loi en vigueur, en procédant à une politique ambigüe de « cas par cas ».

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