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Suite au rapport communiqué par plusieurs experts dans le cadre de l’enquête sur le choc train-autocar scolaire qui a provoqué la mort de six collégiens, le 14 décembre 2017 à Millas, le Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) a livré ses conclusions ce vendredi 17 mai. Il estime très probable, comme avancé précédemment par les enquêteurs, que la collision soit due à une erreur de la conductrice du bus. Celle-ci n’a pas saisi que la barrière de passage à niveau était fermée, mais les experts attiraient l’attention sur le rôle majeur de la disposition des lieux. Le Bureau d’enquêtes évoque «Plusieurs facteurs», conduisant à la tragédie, dont la « visibilité réduite de la signalisation lumineuse de position » et « l’arrêt des sonneries du passage à niveau au moment où les demi-barrières étaient abaissées ». Il rejette toute erreur de la SNCF et affirme que le « non-arrêt de l’autocar au passage à niveau malgré les feux rouges clignotants et la barrière qui l’imposaient » est la « cause directe » des faits.

La conductrice a vu la barrière ouverte

Suite au drame, les experts ont remis leurs rapports en janvier 2018 et octobre 2018. La conductrice, sujette depuis 7 ans à un traitement médical comportant le médicament hypnotique «Imovane», a été mise en examen pour homicide et blessures involontaires. Âgé de 47 ans au moment des faits, elle n’a cessé d’affirmer que les barrières de la voie ferrée étaient ouvertes.

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