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Malgré un mandat amputé de 3 ans, ces dernières élections cantonales du Pays Catalan ont attiré de nombreux candidats. La liste officielle, communiquée ce mercredi par la Préfecture des Pyrénées-Orientales, fait état de 113 candidatures. La moyenne sur les 16 cantons renouvelables, sur les 31 que compte le territoire, est de 7 candidats par canton, mais elle passe au dessus de 8 sur les cantons perpignanais. Sur ce schéma, les électeurs du canton montagneux de Mont-Louis, auront le choix entre 5 bulletins de vote, contre 10 pour ceux du canton de Perpignan-1. Si la jeunesse de bon nombre de candidats, qui constitue une excellente nouvelle, témoigne d’un intérêt pour la chose publique, un problème persiste au niveau de la parité entre les hommes et les femmes.

Alors que les 16 conseillers sortants sont des hommes, il est d’ores et déjà possible d’affirmer que les futurs conseillers généraux des cantons d’Argelès-sur-Mer, de Mont-Louis et de Sournia seront de la gente masculine, car pas une femme n’y est candidate. La seule parité qui soit respectée, est celle imposée par la loi, et qui concerne chaque candidature, avec la présence d’un homme et d’une femme. Mais la personnalité féminine est dans 77,88% des cas reléguée au rôle de suppléante. On n’observe ainsi que 25 candidates pour 88 candidats masculins, et seul le canton de Perpignan-7 Bompas fait figure d’exception, avec une parité « réelle », avancée par la présence de 4 femmes et 4 hommes. Cette situation serait presque normale comparée aux candidatures de 2008, mais elle est aujourd’hui plus surprenante, car la présidence du Conseil Général des Pyrénées-Orientales est occupée depuis novembre 2010 par une femme, Hermeline Malherbe.

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