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Selon une enquête municipale partielle effectuée ces dernières semaines dans la ville d’Elne, 34% de l’échantillon de population sondée serait favorable à une incorporation de la commune au sein de l’agglomération Perpignan-Méditerranée. Cette donnée a été présenté ce vendredi soir par le maire communiste de l’ancienne capitale du Roussillon, Nicolas Garcia. Partisan d’un rattachement à la Communauté de Communes Albères-Côte Vermeille (CCACV), vers le sud, contre une inclusion dans le puissant ensemble aux 280.000 habitants, côté nord, le premier magistrat s’était prononcé en avril 2009 pour une grande intercommunalité instauré dans la partie sud du Pays Catalan. Cette hypothèse, correspondant peu ou prou à la 4e circonscription des Pyrénées-Orientales et comprenant jusqu’à 65 communes, avait été soumise à la préfecture de Perpignan.

Sans valeur légale, le sondage organisé à Elne, dont la population s’achemine vers les 10.000 habitants en 2015, est cependant un premier indicateur des volontés citoyennes. A titre comparatif, mais dans le cadre d’un véritable référendum, la riche ville communiste de Cabestany s’était prononcée, en 2002, à 89% contre son intégration à Perpignan-Mediterranée. Dans un cas comme dans l’autre, la logique des intercommunalités démontre une prégnance des appareils politiques dans le court terme, face à des territoires dont le devenir dépasse l’échelle des mandats des élus, voire de l’existence des partis. De la sorte, les avancées prises par Perpignan-Méditerranée, qui englobe et défend 36 identités municipales tout en assurant une promotion globale de l’ensemble, peuvent constituer un frein à l’entrée de nouvelles communes, tout autant qu’une séduction, par une force de frappe vers l’extérieur. Elne, située à seulement 13 km de Perpignan, ne devrait cependant pas en faire partie, comme en avertissait son maire, ce vendredi soir. La majorité municipale souhaite un « enracinement dans les Albères » et rejoindra CCACV dans les mois à venir, pour une intégration au 1er janvier 2013.

A quelques kilomètres, le maire de Bages, Serge Soubielle, effectuera un premier sondage ce mercredi soir, lors d’une réunion publique. L’éventuelle entrée de cette localité dans la même communauté pourrait alors soulever la question du nom ce celle-ci, c’est à dire de sa marque, dans le cadre des nouvelles compétitions territoriales européennes. En effet, le massif des Albères et la Côte Vermeille appartiennent davantage à l’horizon de Bages qu’à sa réalité, ancrée dans la petite région historique de l’Aspre. Pour l’heure, les stratégies intercommunales du Pays Catalan peinent ainsi à quitter une limite physique et mentale, pour une meilleur exportation à caractère économique.

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