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La lutte contre le moustique tigre s’affirme à Argelès-sur-mer, après la décrue de la saison touristique. La commune littorale annonce «la lutte continue», pour signaler son dispositif, valable pour le reste de l’été, l’automne et l’hiver. En partenariat avec l’Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen (EID Méditerranée), deux ambassadrices renseignent les habitants sur le terrain. Ces jeunes femmes, Margaux et Stéphanie, âgées de 19 et 20 ans, arpentent les rues d’Argelès-village, «une des zones les plus exposées au moustique tigre», observe l’Hôtel de Ville. Leur mission, qui se déroule jusqu’en décembre, consiste à rencontrer «jusqu’à une vingtaine de personnes» par jour, expliquent ces informatrices, qui effectuent leur service civique.

La micro-prolifération est visée

L’agence EID du Pays Catalan, basée à Canet-en-Roussillon, encadre ce dispositif pédagogique qui permet de réduire la présence de l’insecte redouté, en organisant une traque soigneuse. Les réceptacles d’eaux stagnantes, parfois minuscules, suffisent à la prolifération des larves de moustique et «chaque habitation peut être source de prolifération», soulignent les techniciennes. Leur porte-à-porte démontre que les campagnes médiatiques contre le moustique tigre ne suffisent pas et que le contact à l’ancienne, foyer après foyer, semble devoir être la meilleure solution.

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