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La polémique apparue le 29 septembre à Elne, en Roussillon, trouve une traduction sur Internet. A cette date, la mairie a nommé par des sommets du Pays Catalan, Canigou en tête, les rues du futur lotissement Les Portes d’Illiberis. Or, le 24 février, la majorité précédente leur avait prévu les noms de Mère Teresa, Lucie Aubrac, Geneviève de Gaulle-Anthonioz ou encore Rosa Parks, femmes aux engagements humanitaires reconnus. Le maire divers droite, Yves Barniol, a fait préciser, le 6 octobre, que ces personnalités donneraient bien leur nom à de nouvelles rues, début 2015, mais ailleurs, dans le lotissement Las Closes. Entre-temps, une mobilisation électronique a été lancée par le groupe d’opposition Elne Horizon 2020, dirigé par l’ancien maire communiste, Nicolas Garcia.

Cette initiative est soutenue par un texte qui évoque une « lepénisation des esprits ». Elle a suscité près de 8000 signatures, soit « l’équivalent de toute la population d’Elne », composé de 8100 âmes, nous signale un communiqué. Cette pétition s’accompagne de près de 500 commentaires dont certains grossissent le sujet, par éloignement géographique. Plusieurs font référence au maréchal Pétain, au Front National et à son ancien dirigeant, Bruno Mégret. « Les fachos ne se cachent même plus », dit l’un d’entre eux. Un autre, favorable au changement voulu par la mairie, affirme par erreur : « cela a un coût complémentaire pour les habitants ». Les avis sont tranchés et les nuances sont rares dans cette performance, acquise en 6 semaines.